mardi 1 mai 2007

LA REVOLUTION EST EN MARCHE!http://www.dailymotion.com/You-MP/video/x1uojl_segolene-royal-le-doc/1


C'est ça! Oui, c'est ça qui va faire la victoire de Ségolène ROYAL! Cette vague n'est pas un mythe, elle est là! C'est une réalité à découvrir ici...

samedi 17 mars 2007

À CEUX QUI DOUTENT...



Le jour du premier tour approche petit à petit et beaucoup craignent peut être de ne toujours pas savoir pour qui voter une fois le moment venu. Il y en a aussi quelques uns qui seraient tentés de répéter le schéma traditionnel qui consiste à voter « pour le petit candidat de mes idées » au premier tour et pour « le gros candidat de gauche ou de droite au second tour ».
Mais les règles du jeu ont changé. Et cette manière de penser est totalement absurde car elle va à l’encontre de la simple logique.
Si tout le monde vote « pour le petit candidat sympa » au premier tour le 22 avril, il ne pourra JAMAIS y avoir de candidat de la gauche au second. La dispersion des voix de la gauche au premier tour ne peut pas permettre de victoire de la gauche au second ! C’est d’une évidence claire.
La gauche, pour gagner au second tour, pour gagner en 2007, doit gagner DÈS LE PREMIER TOUR !

Tout d’abord, un petit mot pour nos amis de la gauche dites « anti-libérale ».
À ceux qui veulent voter Bové, Buffet, Besancenot ou Laguiller au premier tour en pensant que la gauche de gouvernement, celle incarnée par Ségolène Royal, gagnera au second, à ceux là je leur demande de se poser trente secondes et de réfléchir avec moi.
Voulez vous, au second tour, avoir à faire un « choix » entre la droite de Sarkozy et l’extrême droite de Jean Marie Le Pen ?
Non
Voulez vous, au second tour, d’un débat entre la droite dure de Sarkozy et la droite vix-vaporub de François Bayrou ?
NON !
Vous voulez un grand débat entre la droite et la gauche au second tour.
C’est pourquoi, si nous voulons que la gauche gagne en 2007, si nous voulons que les valeurs de la gauche gagnent en mai, et qu’elles lancent le grand changement que nous attendons, si nous voulons battre la droite, si nous voulons que la gauche soit présente au second tour pour qu’il y ait dans ce pays le grand débat qui nous a été volé en 2002 entre deux projets et deux visions de la France radicalement opposés, si nous voulons tout cela, il nous faut voter dès le PREMIER TOUR pour la candidate de la gauche qui a le plus de chances de l’emporter au second, il nous faut donc voter DÈS LE PREMIER TOUR pour Ségolène ROYAL.
Alors vous allez me dire que c’est un scandale parce que je vous demande de voter utile et de ne pas voter pour vos idées, etc. etc. Mais moi je vous demande de redescendre sur terre et de cesser un moment d’avoir la tête dans les étoiles ! Pour gagner une élection présidentielle il faut avoir la majorité des citoyens français avec soi, c'est-à-dire la moitié des voix plus une. Je doute fortement que la gauche « anti-libérale » puisse avoir ses chances, pour la simple et bonne raison que la majorité des Français qui votent ne sont pas anti-libéraux. Vous prenez presque tous pour référence le référendum de 2005, le non à 54 %. Mais vous n’imaginez tout de même pas que tous ces non étaient des non anti-libéraux ? Dois-je vous rappeler que De Villiers et Le Pen étaient aussi pour le non ? Donc cette majorité de non n’est pas une majorité de non antilibéraux ; les non venaient aussi d’ailleurs.
Imaginez qu’il n’y ait pas de second tour, mais qu’on élise le président en un seul tour, pour qui voteriez-vous ? Pour qui voteriez vous en sachant que le candidat arrivé en tête sera d’office élu président, ou présidente…
Vous allez me dire : mais c’est la porte ouverte au bipartisme !
Non ! C’est la porte ouverte à la victoire ET au gouvernement de la France par la gauche. Votez ensuite pour qui vous voulez aux élections législatives, municipales, européennes, régionales, départementales et sénatoriales ! Mais l’élection présidentielle est une élection À PART. Marie-Georges Buffet espère pouvoir faire une alliance avec Ségolène Royal pour les législatives de juin. Mais, comment Mme Buffet et le PC entendent-ils gouverner avec Mme Royal si ils ne font pas TOUT pour que la gauche gagne la présidentielle, et ce dès le premier tour. Car quoi qu’on dise, l’élection présidentielle demeure l’élection la plus importante et la plus DÉTERMINANTE de ce pays. Celle de 2007 plus que tout autre. Car les principaux candidats nous proposent tous le changement, mais il ne s’agit pas du même changement. Le changement du progrès pour TOUS et du respect pour CHACUN, de la France plus forte parce que plus juste, ce changement est à gauche, avec Ségolène Royal. Celui du profit personnel et du mensonge d’Etat est à droite, avec Nicolas Sarkozy. Enfin, celui du pouvoir tout seul et du gouvernement « avec tout le monde » mais n’importe comment, est quelque part on ne sait trop où, au centre droit, avec François Bayrou.
Alors, franchement, lequel de ces trois changements voulez vous vraiment ?

Je m’adresse maintenant, après ma longue digression adressée à mes amis de la gauche « anti-libérale » et qui en plus ne veut pas gouverner mais en même temps veut battre la droite, je m’adresse donc maintenant à tous ceux qui doutent.
Je leur demande de rentrer en eux et de se demander, au fond d’eux, au fond de vous, quel est le candidat ou la candidate que vous aimeriez voir élu(e) président(e) de la Nouvelle République Française, de cette VIe République qui pourrait naître ce prochain matin de mai 2007 ?
Aurez-vous l’audace ?
Est-ce que le peuple de France, qui a dit non à l’hyperpuissance américaine en refusant une guerre injuste, qui a guidé l’Europe sur le chemin de la démocratie au XIXe siècle ; est-ce que le peuple de la Révolution de 1789, de la révolution de 1830, de la révolution de 1848, aura l’audace de faire la révolution de velours de 2007 ?
Toutes les grandes nations du monde, l’élection approchant, commencent à se pencher sur ce qui se passe ici, dans ce pays formidable, et ils se demandent, non sans curiosité, voire même avec une touche d’excitation et une certaine attente, si les Français auront le culot de nommer Ségolène Royal, incarnation du changement, à la tête de la cinquième puissance mondiale.

Je crois que le peuple de France est prêt, qu’il est assez mûr, pour élire une candidate qui affirme « avec moi, la politique ne sera plus jamais comme avant ». Une candidate qui affirme qu’elle entend nouer un pacte avec le peuple français et qui entend bien, une fois élue, que ce peuple lui rappelle ses engagements. Une candidate qui, comme elle l’a fait dans sa région, veut mettre fin aux dépenses inutiles, obliger les ministres et les élus à payer leur loyer lorsqu’ils habitent dans les palais de la République et avec l’argent ainsi économisé financer des politiques qui profitent à tous. Une candidate qui croit que la grandeur de la fonction est compatible avec un train de vie sobre.

Qui ose dire que Ségolène Royal ne serait pas compétente ? Cette femme a fait ses études avec une bourse, partie de rien elle a travaillé dur pour entrer à Science Po (exceptionnel à l’époque !), puis à l’ENA (encore plus exceptionnel pour une femme à l’époque). Elle a été capable d’élever ses quatre enfants tout en étant ministre, députée, présidente de région. Moi je trouve que c’est une sacré compétence ! Cette femme est seule (dans le sens où elle ne doit rien à personne*), cette femme est forte, cette femme est droite. Cette femme est, plus que tout autre, à la hauteur de la fonction qu’elle brigue.

Maintenant c’est à vous de choisir. C’est vous qui, par votre vote, déterminez le destin de pays.

Vox populi : vox dei.


* en effet, Ségolène Royal, une fois élue, n’aura à remercier que le peuple français ; elle n’a pas de courtisans, ou d’ « amitiés » (du genre de Martin Bouygues, propriétaire de TF1, ami et témoin de mariage de Nicolas Sarkozy) à remercier d’une manière ou d’une autre. Ségolène Royal n’a donc aucune raison d’offrir des postes, à tel ou tel, d’avancer la carrière de celui-ci ou de celui là. Ségolène Royal est incorruptible.

jeudi 8 mars 2007

Le VRAI VISAGE de LA DROITE !



En ce début du mois de mars les masques tombent les uns après les autres... Même si la campagne du petit Nicolas vise depuis quelques semaines à adoucir l'image de la droite française, à la rendre même "sociale", la vérité de cinq ans de pouvoir bien de droite commence à rattraper la fiction qu'on tente de nous faire avaler depuis le début de la campagne.




Un article publié dans Le Monde du 6 mars révèle les pressions qu'ont subies des administrateurs de l'INSEE afin de manipuler les chiffres du chômage. On savait bien que la baisse du chômage dont se glorifie la droite n'était que de la poudre aux yeux: on a maintenant la preuve qu'ils ont menti en connaissance de cause, en manipulant les chiffres! Consulter l'article sur le site du Monde en cliquant ici: http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3224,36-879418@51-879423,0.html




Le groupe parlementaire PS publie le bilan de la législature et fait état des lois votées par l'UDF et l'UMP et qui ont suscité la vive opposition des groupes PS-PC. On peut lire également un bilan argumenté et chiffré des cinq ans de présence du petit Nicolas au gouvernement: franchement peu glorieux, même plutôt alarmant.


La réalité des chiffres et des faits vient démonter le beau verbiage d'avocat de celui qui croit être élu président en faisant prendre au Peuple Français des vessies pour des lanternes! Pour consulter tous ces dossiers, cliquez ici: http://www.deputes-socialistes.fr/dossier.php?id=183&idd=6




Enfin, les jeunes de l'UMP n'arrivent plus à refouler leurs tendances homophobes; à travers une vidéo humiliante pour les membres les plus illustres du PS, la manière ambigüe dont est traité Bertrand Delanoë révèle des opinions plus que douteuses de la part de ceux qui font la campagne du petit Nicolas en fouillant dans les poubelles et en remuant la boue des caniveaux... Ce n'est pas à droite, voyez-vous, qu'on cherche à relever le débat. On peut les comprendre, quand on voit leur bilan, ils n'ont franchement pas intérêt à ce qu'on parle de choses sérieuses. Car, face à la réalité de leur bilan, ils n'ont que deux solutions: la fuite ou le MENSONGE! Et ils manient très bien les deux... En fuyant vers un débat médiocres nourris de coup-bas et en mentant de manière éhontée sur les chiffres.


Pour consulter l'article de Têtu, cliquez ici: http://www.tetu.com/rubrique/infos/infos_detail.php?id_news=11142




La gauche, elle, n'a pas peur de regarder la réalité en face, elle n'a rien à se reprocher et sait bien admettre les erreurs qu'elle a pu faire. La gauche a fait son auto-critique il y a longtemps déjà. Aujourd'hui, sa candidate nous propose un programme sérieux et solide, respectueux des Français et de leurs préoccupations acutelles. L'attitude de la droite, soutenue par les grands médias, face à son propre bilan, est tout simplement scandaleuse.

Afin de pallier son déficit médiatique, la gauche de gouvernement nous propose son propre "Bouquet vidéos" sur le site du PS. Pour consulter les dernières interviews, les derniers discours, les dernières captures d'écran et le carnet de campagne de François Hollande, cliquez ici! http://www.parti-socialiste.tv/ Cette page est très pratique et très bien construite.



mardi 6 mars 2007

LE PROGRAMME DE SEGOLENE: extrait


Il s'agit en fait du PACTE PRESIDENTIEL. Ségolène Royal a élaboré 100 propositions. 100 mesures afin de répondre aux problèmes des Français dans les différents domaines, afin de renouer la confiance entre les citoyens et l'action politique. Ce Pacte Présidentiel s'est construit à la suite de la série de débats participatifs qui ont confronté Ségolène aux Français. Ce pacte a été élaboré avec eux. Les débats participatifs, ouverts à tous, ont été complétés par les forums participatifs du site "désirs d'avenir". Après cette longue phase de débat et d'écoute, Ségolène a pu élaborer ce pacte en ayant une vision à la fois globale et précise des problèmes, des attentes et des espoirs de la population française.


Voici un extrait de ce pacte présidentiel. J'ai cité les treize premières propositions, pour voir la suite, cliquer ici: http://www.desirsdavenir.org/index.php?c=sinformer_propositions


PROPOSITIONS 1 à 6 ...de la confiance retrouvée

Développement durable, croissance forte, dette publique maîtrisée, réconcilier les Français avec les entreprises, esprit d’initiative, partage des richesses et maîtrise de la mondialisation.
Remontée des débats: Pour relancer la croissance, les participants aux débats se sont prononcés davantage pour des réformes structurelles que pour des politiques macroéconomiques nécessairement limitées par l’ampleur de la dette publique.Il faut stimuler la création d’entreprises, renforcer l’investissement et la recherche, remédier à la sous-qualification, développer la formation professionnelle, soutenir les PME et renforcer l’efficacité de la dépense publique.

Enjeux: Un développement durable, une croissance forte, une dette publique maîtrisée, la réconciliation des Français avec les entreprises sont les préalables nécessaires à un retour de la confiance, à l’esprit d’initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation.


Propositions
1
Investir massivement dans l’innovation et la recherche" : augmentation pendant le quinquennat du budget de la recherche et des crédits publics pour l’innovation de 10 % par an (le budget public de recherche-développement a diminué de 1 à 0,8% du PIB entre 2002 et 2005). Sur les 65 milliards d'aide aux entreprises, seuls 5 % sont orientés vers la recherche-développement : je propose de porter cette part à 15%.
> Voir le forum associé

2
Mettre en place une politique industrielle capable de préparer l’avenir et de réduire les risques de délocalisations" : avec la création d’une Agence nationale de réindustrialisation.
> Voir le forum associé

3
Soutenir les PME" : avec la création de fonds publics régionaux de participation et en leur réservant une part dans les marchés publics.
> Voir le forum associé

4
Donner la priorité à l’investissement des entreprises" : avec un taux d’impôt sur les sociétés plus bas si le bénéfice est réinvesti et plus haut s’il est distribué aux actionnaires.
> Voir le forum associé

5
Sécuriser le parcours des jeunes créateurs en soutenant la création d'entreprises" : (simplifications), en généralisant les ateliers de la création dans toutes les régions, en améliorant la protection sociale des entrepreneurs, et en mettant en place un mécanisme de cautionnement mutuel pour ceux qui garantissent les emprunts de leur entreprise sur leur patrimoine privé.
> Voir le forum associé

6
Réformer l’Etat" : un euro dépensé doit être un euro utile. Une décentralisation aboutie. Des services publics de qualité présents sur tout le territoire et accessibles par Internet. La généralisation des logiciels libres dans l’administration.



PROPOSITIONS 7 à 13 ... du pouvoir d’achat garanti

La vie chère, stagnation des salaires, baisse des pensions, prestations sociales et accès au logement.

Remontée des débats: Pour relancer la croissance, les participants aux débats se sont prononcés davantage pour des réformes structurelles que pour des politiques macroéconomiques nécessairement limitées par l’ampleur de la dette publique.Il faut stimuler la création d’entreprises, renforcer l’investissement et la recherche, remédier à la sous-qualification, développer la formation professionnelle, soutenir les PME et renforcer l’efficacité de la dépense publique.

Enjeux: Un développement durable, une croissance forte, une dette publique maîtrisée, la réconciliation des Français avec les entreprises sont les préalables nécessaires à un retour de la confiance, à l’esprit d’initiative, à un partage effectif des richesses et à une maîtrise de la mondialisation.

Propositions


7
Augmenter les salaires" : Le SMIC sera porté à 1500 €, le plus tôt possible dans la législature. Afin de tirer vers le haut tous les salaires, une conférence nationale sur les salaires, les revenus et la croissance réunissant les partenaires sociaux sera organisée dès juin 2007. Cette conférence sera annuelle.
> Voir le forum associé

8
Revaloriser immédiatement les petites retraites" : L’amélioration des petites retraites sera la première priorité de la réforme des retraites. Elles seront augmentées de 5%. -Le minimum vieillesse sera versé mensuellement. -Le paiement des retraites de la sécurité sociale sera rétabli au 1er jour de chaque mois.
> Voir le forum associé

9
Revaloriser immédiatement de 5% les allocations aux personnes en situation de handicap" :
> Voir le forum associé

10
Doubler l’allocation de rentrée scolaire qui sera versée aux familles en deux fois" :
> Voir le forum associé

11
Réduire les coûts bancaires" : Les tarifs bancaires seront réglementés par l’Etat : les agios et les pénalités liées aux incidents de paiement seront plafonnés et feront systématiquement l’objet d’une facture. L’Etat créera un service universel bancaire de base, favorisant les prêts sociaux et le micro-crédit. Afin de prévenir le surendettement, la publicité pour les prêts à la consommation sera réglementée et les établissements financiers qui octroieraient un crédit à des personnes non solvables seront sanctionnés. Ils devront participer au règlement des situations de surendettement à parité avec les organismes publics.
> Voir le forum associé

12
Lutter contre le logement cher, une sécurité logement tout au long de la vie" : > Augmenter les allocations logement de manière à limiter à 25% le montant des dépenses de logement pour les ménages modestes. > Construire 120 000 logements sociaux par an grâce à une incitation au livret A . L’Etat pourra se substituer aux maires qui n’appliquent pas la loi SRU. > Créer un service public de la caution afin que celle-ci ne soit plus un frein à l’accès au logement tout en sécurisant le propriétaire. En contrepartie, les procédures d’expulsion des locataires de mauvaise foi seront simplifiées. > Conditionner les avantages fiscaux et les aides publiques à une modération des loyers. > Remettre à la location les logements vacants spéculatifs. Les communes pourront également les acquérir par une procédure exceptionnelle. > Encourager l’accès à la propriété par l’extension des prêts à taux zéro. Dans le logement social, les locataires qui ont payé pendant 15 ans leur loyer pourront accéder à la propriété. > Sanctionner financièrement les communes qui ne respectent pas le ratio moyen de un pour mille habitants pour les hébergements d’urgence.
> Voir le forum associé

13
Mettre en place plusieurs indices des prix reflétant la dépense des ménages (minima sociaux, SMIC, retraites)" :
> Voir le forum associé

SEGOSPHERE: Les jeunes avec Ségolène http://www.segosphere.net/cs/


SEGOSPHERE: LE site par excellence pour les jeunes militants qui veulent s'engager aux côtés de Ségolène. Créé par le propre fils de Ségolène, le site est très bien construit, très dynamique, et on y trouve tout ce qu'il faut en matière d'argumentaire, de vidéos, et de matériel de campagne...


Le premier argumentaire publié sur le site est le suivant, il est consacré à la relance économique et aux propositions faites à ce sujet par Ségolène Royal dans son PACTE PRESIDENTIEL.


“La dette publique est devenue insoutenable, elle représente 64 % du PIB et 18 000 € par Français, les intérêts qu'elle génère sont devenus à eux seuls la deuxième dépense du budget de la Nation, le déficit des comptes sociaux a triplé, la Sécurité sociale est grevée par plus de 80 milliards de déficits cumulés, notre appareil productif est affaibli, notre commerce extérieur affiche un déficit de 30 Md€, la production industrielle stagne et l'investissement productif des entreprises ne décolle pas. Voilà la France qu'ils nous laissent, voilà l'état des lieux au sortir de la période qui s'achève.” Ségolène Royal, Villepinte, 11/02/07

> La droite nous attaque sur notre programme économique, son financement le problème de la dette
> Ça tombe bien Ségolène explique dès les premières minutes de son discours de Villepinte et dès les premières pages de son pacte comment on va créer des richesses !

* 3 piliers : nouveaux rapports de production ; innovation/recherche ; développement durable

1. Convergences positives
“Je veux construire un ordre économique et social juste. Le règne sans frein du profit financier est intolérable à l'intérêt général. [...] Vous m'avez dit vouloir des écarts de revenus moins aberrants, une réforme de la fiscalité qui taxe davantage le capital que le travail, et nous le ferons” Villepinte, 11/02/07
- Développer les négociations collectives → proposition n°16 et 76
- Moduler les aides aux entreprises et les exonérations de cotisations sociales, en fonction de la nature des contrats de travail, et supprimer le CNE pour faire du CDI la règle → proposition n°15
- meilleure répartition des revenus entre capital et travail, conditionnement des aides publiques à l’engagement de ne pas licencier qd l’entreprise dégage des profits substantiels et remboursement en cas de délocalisation → proposition n°14
- augmentation du pouvoir d'achat et relance de la consommation → propositions n°7 à 13
-> revalorisation des salaires
-> priorité donnée à l’éducation et à la formation (ben ouais c plus facile après pour avoir du travail ou en retrouver, mieux payé et donc avoir un meilleur niveau de vie et participer à la croissance et à la réduction de la dette...)

2. Recherche et innovation
- investissement massif dans l’innovation et la recherche (+ 10% par an d’augmentation du budget national, + 15% des aides aux entreprises orientées vers la recherche) → proposition n°1
- soutiens aux entreprises innovantes et à la création d’entreprises (généralisation des ateliers de la création, amélioration de la protection sociale des entrepreneurs, cautionnement mutuel) → proposition n°5

3. Développement durable
“un investissement massif dans l'environnement conduira à développer de nouveaux métiers et de nouvelles compétences dans le domaine du bâtiment, des transports, de l'agriculture, des écoproduits, des éco-procédés, des éco-industries, tout cela sera un moteur de l'activité et de la croissance durable, tout comme les biocarburants créeront de nouveaux emplois en milieu rural” Villepinte, 11/02/07
- plus de 100 000 création d’emplois ds les filières environnementales (dont 80 000 par la généralisation de l’isolation et des économies d’énergie dans le logement) → proposition n°61
- appliquer le principe pollueur-payeur, prélèvement exceptionnel sur les superprofits des sociétés pétrolières (permet d’alléger la facture pour les français et d’investir dans le développement de technologies moins consommatrices et donc plus économiques et écologiques) → proposition n°61

NB : La gauche avait mis en place une telle taxation en 2001, avant que la droite ne la supprime en 2002

Pour un détail des propositions consultez l’intégralité du pacte présidentiel sur segosphere.net
Des fiches sur éducation/formation/école/jeunesse/emploi vont suivre !

* Et aussi :
-> La valorisation de notre pacte présidentiel est évaluée à 35 milliards d'euros. Sans augmentation des prélèvements obligatoires (objectif de croissance moyen 2,5 % sur 5 ans) et redéploiement de certaines dépenses et économies
-> Le programme du candidat sortant de l'UMP pas encore connu mais déjà chiffré. Ni fiable, ni sincère :
- 1 janvier 2007 : 68 milliards d'euros,
- 1 février 2007 : 35 milliards d'euros et
- 15 février 2007 : 15 milliards d'euros.
Ce projet coûte déjà 72 milliards d'euros dû au coût net de la baisse de 4 points des prélèvements obligatoires (soit 4 fois le budget de l'Enseignement supérieur et de la recherche) "

Homosexualité et Socialisme (HES) http://www.hes-france.org/


Trouvé sur le site "Désirs d'avenir", je me permet de le publier.


Homosexualités Et Socialisme (HES) : Lettre ouverte au directeur de la rédaction de Têtu, «On a gagné» ?


[27/02/07]


A la lecture de l’éditorial publié dans le Têtu de mars 2007 sous le titre « On a gagné ! », HES a adressé le courrier qui suit au directeur de la rédaction.


"L’ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité sont les prochaines étapes d’une très longue marche. Elle a débuté dès les années 1960. Elle nous a conduits en 1981 à la fin de la répression des homosexuels. Elle nous a menés au PACS en 1999. Nous la poursuivrons jusqu’à l’égalité réelle entre tous les couples. Et nous savons qu’au-delà de cette égalité formelle, il nous faudra lutter longtemps contre l’homophobie à l’école, au travail, dans la rue, en France et partout dans le Monde.L’ouverture du mariage aux couples de même sexe et la reconnaissance de l’homoparentalité ont fait l’objet de propositions de loi déposées par les socialistes à l’Assemblée nationale. La gauche les a déjà mises en œuvre dans plusieurs pays européens. Elles comptent parmi les 100 mesures du pacte présidentiel de Ségolène Royal : « Mesure 87. L’égalité des droits pour les couples de même sexe ». Nous voulons, pour notre société, que triomphent les valeurs de notre République laïque : la liberté de choisir sa vie, l’égalité entre tous, la volonté de vivre ensemble.Le ministre de l’Intérieur propose de réserver le mariage aux hétérosexuels. Il propose de ne réserver la protection qu’il apporte qu’aux enfants élevés par un homme et par une femme. Nous n’oublions pas les efforts de sa conseillère spéciale Christine Boutin pour lutter contre le PACS. Nous n’oublions pas le rapport parlementaire hostile à la reconnaissance de l’homoparentalité qu’a rédigé sa porte-parole Valérie Pécresse. Nous n’oublions pas que des centaines de parlementaires qui le soutiennent se sont engagés à s’opposer à tout projet d’ouverture des institutions de la République aux couples de même sexe et à leurs enfants. Nous n’oublions pas que Christian Vanneste, condamné pour homophobie, représente l’UMP à la commission des lois de l’Assemblée, et qu’il compte sur l’UMP pour s’y faire réélire lors des prochaines élections législatives. Et nous n’oublions pas que ce sont les amis du ministre de l’Intérieur qui sont responsables des difficultés vécues par les lesbiennes, gays, bi et trans dans plusieurs pays d’Europe.Qu’en cette matière, le projet de Ségolène Royal devance les promesses du ministre de l’Intérieur, cela ne nous surprendra pas. Il s’agit d’adapter notre République aux évolutions de notre société. Il s’agit de tordre le cou aux conservatismes. Il s’agit de mettre en œuvre le principe de l’universalité des droits dans un Etat laïc. La gauche est bien de gauche et la droite est bien à droite. La surprise n’est pas là.Nous le savons, le ministre de l’Intérieur n’hésite pas à vendre sa candidature différemment selon la clientèle identifiée, avec un message adapté et devant des médias sélectionnés. Malgré l’absence de tout engagement de sa part en faveur de l’égalité des droits, la cible des gays et des lesbiennes est manifestement un des segments de l’électorat qu’il a voulu démarcher spécifiquement. Pour diffuser des images susceptibles de faire illusion, il a réuni, un dimanche soir dans une boite de nuit parisienne, des entrepreneurs qui se nourrissent d’une clientèle de gays et de lesbiennes. Cela est démonstratif de la méthode.Mais cela n’aurait pas dû vous conduire à oser, sous le titre « on a gagné », un éditorial annonçant peu ou prou la fin du combat pour l’égalité des droits en France. Les projets présidentiels se vaudraient ? Le mariage ne serait qu’un mot ? L’homoparentalité ne serait qu’un mirage ? La poignée de main du ministre de l’Intérieur équivaudrait aux engagements plusieurs fois confirmés de Ségolène Royal ? Comment le représentant d’un média aussi averti peut-il se laisser séduire par des images aussi dégradantes de l’homosexualité réduite à d’insupportables clichés, qui n’illustrent qu’une absence de proposition ?Les lesbiennes, les gays, les bi et les trans sont des citoyens qui votent selon leurs opinions politiques, et non selon leur orientation sexuelle ou leur identité de genre. Mais ils savent que l’égalité des droits se cherche à gauche. A droite, on isole des communautés et on ne propose pas de projet de société pour les réunir. On y entretient les clichés et on se berce d’illusions.HES"

Petit Flash back, retour sur les voeux...


Voilà ce que j'écrvivais le 1er janvier 2007:


REFLEXIONS :

Après avoir visionné les déclarations de vœux de Ségolène Royale et de Nicolas Sarkozy.

Ségolène parle aux Français et elle leur parle des Français. Sarko parle de la France, celle dont il rêve, c’est là la différence. Sarko propose aux Français de travailler pour la France ou d’acheter la France comme on proposerait à des gens de travailler pour une grande entreprise et d’acheter chez l’Oréal Paris, parce que c’est une entreprise qui le vaut bien. Ségolène s’intéresse au problème des gens, met en valeur un mouvement collectif dont elle est la porteuse et qui, contrairement à Sarko, n’est pas contenu dans le seul parti politique qu’est le PS. Certes l’UMP a plus d’adhérent que le PS, mais le mouvement de Sarko c’est l’UMP et rien que l’UMP, le mouvement de Ségolène c’est le PS, mais aussi les comités désirs d’avenir, tous les inconnus qui sont venus participer à ses forums et ses débats, simples citoyens, sans étiquettes mais qui servent sont projet. Nous sommes en présence de deux méthodes et de deux visions des choses. Et, paradoxalement, celui des deux qui se réclame de la rupture et du mouvement, c’est celui qui s’enferme dans les vieilles méthodes de l’appareil politique qu’il dénonce. Il s’enferme dans le cadre d’un parti : l’UMP, et balance de grand mots sur la France et la Nation. Or ce verbiage : « servons la patrie ! » est réservé au président de la République une fois que celui-ci est élu. Or Sarko dans son discours confond la France et l’UMP. Les Français ne seraient donc qu’une masse de moutons ou de veaux (aux choix, si vous êtes plus ou moins gaulliste) que les petits soldats de l’UMP sont chargés de rallier, d’embaucher. Or, le problème est le suivant : la France n’est pas une entreprise comme les autres ; il y a 60 millions de patrons pour un seul ouvrier, le président. Sarko ne semble pas saisir cette importante nuance. Tandis que Ségolène a les atouts suivants : tout d’abord elle ne dit pas la rupture, mais c’est elle qui est en train de la réaliser, en douceur, dans le débat, et avec la participation des Français qui ont commencé à débattre avec elle dans et sur les forums. Les forums ! Ils avaient disparu depuis des siècles ces lieux de vie publique. Le mérite de Ségolène est d’avoir fait en sorte que les Français se mettent à nouveau à discuter entre eux, à parler de la cité. Elle a su utiliser Internet, elle a fait de cet outil informatique le lieu de rassemblement virtuel mais pourtant bien effectif d’une nouvelle Ecclésia. Ainsi, elle rassemble les citoyens volontaires, ceux qui veulent participer aux débats et leur donne un moyen d’expression qui n’existait pas auparavant. Car comment se faisaient-ils entendre tous ces gens qui avaient des choses à dire ? Et bien on ne les entendait pas, ou du moins leurs paroles étaient dispersées, parsemées, diffuses… Aujourd’hui il suffit d’aller sur les forums du site « Désir d’avenir » pour voir des Français de tous bords discuter ensemble et échanger leurs points de vue. La droite se moque de Ségolène et de ses méthodes. Rira bien qui rira le dernier. On dit de Ségolène qu’elle n’a pas de programme ou que si elle en a un il s’agira du programme des Français. Mais où est le mal ? Depuis le temps que ce pays prétend être une démocratie, il n’est pas trop tôt pour, qu’enfin, ça soit le peuple souverain qui impose son programme. Ségolène veut que son programme soit celui du peuple. Mais qu’elle bonne idée ! Si Ségolène est élue, ce n’est pas elle qui aura gagnée, mais le peuple qui aura contribué à sa propre victoire. Sarko lui, applique encore la vieille méthode : j’ai mes idées, j’ai mon programme et mes solutions, je dois convaincre cette majorité d’indécis que c’est moi qui ait raison. Les Français ne faisaient qu’adhérer aux idées d’un candidat, mais ces idées restaient celles du candidat et de son parti, bref : les idées de l’appareil politique. Si Ségolène prend des distances respectueuses avec le projet des socialistes, c’est bien parce que celui-ci a été élaboré par l’appareil politique socialiste, pas par les citoyens français. Elle considère que ce projet n’est plus suffisant. Oui, il s’agit bien d’une Révolution. Avant chacun proposait son projet et les Français faisaient leur choix, le peuple souverain était l’équivalent d’un monarque de monarchie constitutionnelle et le pouvoir absolu restait aux mains du président. Aujourd’hui, Ségolène offre la possibilité aux Français, par son intermédiaire et celui du Parti Socialiste (quitte à mettre en veilleuse l’idéologie de ce parti), d’élaborer et de proposer LEUR propre projet, d’exercer le pouvoir absolu. Bref, d’utiliser l’appareil du Parti, non pas au service du Parti, mais au service du peuple Français. On peut penser que beaucoup de dirigeants du Parti n’ont pas encore réalisé la teneur de ce formidable tour de passe-passe. Ségolène est en train de les déposséder de leur pouvoir de décision ; elle ne leur laissera que le pouvoir de l’action afin de mettre en œuvre, non pas le projet du Parti Socialiste et de ses éléphants, mais celui que les citoyens français (comment ! ces veaux ! ces vaux rien ! quel culot !) ont élaboré. « Mon opinion est celle des Français ». Comme cette phrase a bien pu faire rire ! Ca ne veut pas dire que Ségolène n’a pas d’idées ; elle en a pour une femme de son niveau, elle a été militante, on a des vidéos qui le prouvent… Mais elle ne considère pas que ses idées intéressent les Français ; elle ne veut pas rentrer dans cette logique habituelle et usitée. Ségolène ne veut pas le pouvoir pour elle seule ; elle veut gagner pour offrir la chance aux Français de faire de la politique, de faire LEUR politique. Mais ne dit-on pas qu’elle a une ambition démesurée ? Mais clair qu’elle en a ! Il faut en avoir de l’ambition pour avoir le culot de vouloir utiliser les technologies modernes pour faire de la France une démocratie au sens propre du terme, pour vouloir surpasser l’Athènes du Ve siècle av J.-C. ! Ségolène veut rester dans l’Histoire comme la femme qui aura réussi cet exploit. Ségolène n’aurait-elle pas d’autre ambition que terminer la Révolution, non pas par une restauration, mais bien par l’accomplissement du processus entamé il y a plus de deux siècles ?

Les Français ont l’habitude, lors des élections, de se contenter de donner leur accord à l’un ou à l’autre pour qu’il applique le programme qu’il propose. Ségolène Royal leur donne l’opportunité de choisir de donner leur accord à un programme qu’ils auront élaboré. Les Français entrent au Conseil des Ministres. Là encore on s’est moqué à l’évocation d’une telle idée. C’est vrai que si l’on sort de leur contexte les bons mots de Ségolène et qu’on les prend dans leur sens propre, il est facile de trouver ça risible. Mais reprenons tout ce qui a été dit, essayons de voir les liens et on pourra voir se dérouler devant nous cette formidable cohérence. « C’est une femme dangereuse » prévient Nicolas Sarkozy. En tant que ministre de l’Intérieur il faut le comprendre, il n’aime pas les révolutions ; il s’attache à maintenir l’ordre établit (candidat de la rupture vous dîtes ?). Oui, Ségolène Royale est dangereuse pour la Ve République, elle est dangereuse pour la monarchie républicaine, elle fut dangereuse pour les éléphants du PS, aujourd’hui espèce disparue. Regardez notre société. Quels points communs avec 1958 ? En 2007 on s’envoie des vœux par SMS ou par e-mail, ça coûte moins cher, ça use moins de papier aussi. Aujourd’hui on pense à l’environnement, au développement durable. Ecouter les derniers vœux de Chirac et les derniers vœux de Mitterrand : Jacquot nous parle de l’explosion d’Internet ; le pauvre François, en 1994, ne pouvait imaginer qu’un tel outil vienne à ce point bouleverser le quotidien de ses compatriotes. « La grandeur de la France », ça avait un sens quand la France avait un Empire qui lui servait d’estrade. Aujourd’hui la grandeur de la France se mesure à la grandeur et à la modernité de sa société ainsi qu’à la grandeur de son engagement international et humanitaire. La cinquième République aura duré 50 ans. Elle a rendu service. Il est tant de renouveler le matériel. Ségolène Royal nous propose du neuf, et de quelle façon ! Elle adresse ses vœux aux Français, dans son salon, habillée de son pull en laine, sans maquillage, elle pourrait être votre mère, votre femme, votre fille (selon votre âge). Elle se présente en candidate. La simple citoyenne qui demande à participer à la vie de la cité. Ca sent le frai, le léger, le neuf, comme ce matin sur la plage de Dunkerque : un vent frai balayant le ciel bleu qui illumine le premier jour de l’année 2007, tout un présage. Sarko nous adresse ses vœux habillé en costume cravate. C’est Sarko quoi, un homme politique comme tant d’autres, rien d’original. Le candidat de la rupture vous dîtes ? Mais voyons, il est on ne peut plus dans la continuité d’un Chirac ou d’un Giscard ! On ne peut pas dire, par contre, que Ségolène Royale soit un homme politique comme les autres ; non, c’est une femme. Et c’est là toute la différence. Et c’est bien pour tout cela, pour tout ce que j’ai vu dans ces deux vidéos de présentations des vœux, que je crois que Nicolas Sarkozy ne sera pas président de la République et que Ségolène Royale va faire des choses extraordinaires. Vous penserez que vous n’imaginez aucun des deux dans le costume de président. Vrai. Seulement Sarko veut être président dans le costume de De Gaulle (celui de la Ve) et avec ses tics et son énervement il n’y rentre pas ; tandis que Ségolène le sera dans un nouveau costume qu’elle aura taillé elle-même, avec les Français, et auquel nous ne sommes pas encore habitués : celui de la VIe République.

Quoiqu’il en soit, ça sera VOX POPULI : VOX DEI.

Benito KH

UN ARTICLE CLAIR: une grande Présidente en perspective.


Le Monde, lundi 5 mars 2007, interview de Ségolène ROYAL.


Si vous êtes élue le 6 mai, emménagerez- vous à l'Elysée?
Je choisirai la solution la plus utile à l'exercice de ma fonction, tout en préservant ma vie de famille.
Au pouvoir, comment conserverez-vous le lien avec le "peuple" ?
En veillant à ne pas me laisser enfermer. Chaque semaine, je ferai en sorte de me trouver sur le terrain aux côtés des Français, ceux qui souffrent comme ceux qui réussissent. Pour avoir exercé des fonctions ministérielles et avoir vu comment marche le cœur de l'Etat, je sais qu'il faut tenir son cap avec constance, lutter aussi contre soi-même, l'inertie, la routine, la mécanique de ses propres idées, car la charge de travail est énorme et le temps passe vite.
Vous fonctionnerez très différemment de François Mitterrand ?Forcément. Ce sera l'incarnation d'un changement profond de la présidence de la République, de son protocole comme de son allure. Je sais que je dois faire mes preuves plus que d'autres. Je pense qu'il est possible de concilier la grandeur de la fonction et la simplicité, exercer pleinement le pouvoir, conduire une politique étrangère conforme à notre génie national – et résister en même temps à cette tentation monarchique à laquelle la République a trop souvent cédé.
"Avec moi", dites-vous, "la politique ne sera plus jamais comme avant…"
Nous vivons une crise démocratique profonde. Je pense être la seule candidate à en avoir fait lucidement le constat, à m'être remise en cause sur la façon dont je faisais de la politique et dont doit se nouer le lien avec les électeurs. Les Français sont prêts à venir voter une fois de plus – une dernière fois, j'allais dire. Ils doutent du système politique et en même temps ils ont tellement envie d'y croire, tellement besoin de son efficacité, de sa capacité à sortir la France de son état de déprime. Je mesure que le rapport au temps a changé avec le quinquennat. Il faut aller vite, non seulement au début mais tout au long et jusqu'au bout. Je veux fonder mon mandat sur le principe de responsabilité.
Comment concevez-vous le rôle de la présidente : arbitre ou super-premier ministre ?
Ni l'un ni l'autre. Présider, c'est arbitrer, décider, mais aussi parfois entrer dans le détail. Je ne m'interdis rien dans le respect d'institutions profondément rénovées.
Quelle forme de gouvernement mettrez-vous en place? Une équipe restreinte ? Parité homme-femme?
Je choisirai les plus compétents. En tenant compte à la fois de l'expérience et du désir de renouvellement, en ayant naturellement la parité pour objectif. Le gouvernement devra, chaque année, rendre compte de son action et vérifier qu'il dispose toujours bien de la confiance de l'Assemblée nationale, laquelle verra son rôle de contrôle de l'exécutif renforcé.
Une équipe 100 % PS ?
Tous ceux qui se reconnaîtront dans le pacte présidentiel auront vocation à rejoindre le gouvernement et la majorité présidentielle. Je souhaite qu'elle soit la plus large possible.
Des ministres de la société civile ?
Il est bon qu'un responsable politique se soit confronté au suffrage universel. L'exercice d'un mandat électif change la façon de voir la réalité. Il donne une expérience irremplaçable. Il vous rend solidaire d'une majorité et vous donne le sens du débat parlementaire et celui si essentiel de rendre des comptes. Tout cela ne s'improvise pas.
Comment transformez-vous l'écoute en action ?
En concevant le pouvoir comme un mandat. Et en faisant de mon pacte présidentiel la traduction de cette volonté. Je ne suis liée à aucun réseau, aucune puissance d'argent, aucun lobby, aucun grand média, aucune grande entreprise. J'ai horreur des gaspillages et du temps perdu. Je n'ai personne à placer et ne dois rien à personne si ce n'est au peuple français. Je suis d'une indépendance d'esprit totale. Et si je respecte le Parti socialiste, auquel je suis fière d'appartenir, je suis suffisamment autonome pour ne me laisser enfermer dans aucun dogme, comme je l'ai maintes fois prouvé.
Quels dogmes ?
Le pacte présidentiel est neuf et tire les enseignements du passé. Par exemple, la réconciliation des Français avec les entreprises. Ou l'urgente nécessité d'insuffler à notre pays le sens des compromis sociaux, à partir d'un syndicalisme puissant et rénové. Il est temps que la France sorte des logiques d'affrontement pour aller vers des logiques de dialogue et construise des cercles vertueux. A chaque fois qu'on défend les droits, il faut rappeler les devoirs et construire une société solidaire qui est le contraire de l'assistanat. A chaque fois que l'on veut distribuer, il faut dire comment produire plus et mieux. Il faut investir dans la qualité du travail pour en donner à plus de salariés.
C'est résolument social-démocrate ?
Je n'ai pas besoin d'étiquette. Je suis dans le socialisme du XXIe siècle.
Quelles seraient vos premières mesures dans les cent jours de votre arrivée au pouvoir ?
La bataille pour l'emploi des jeunes sera ma première priorité. En aidant les petites et moyennes entreprises (PME) à les recruter. Je lancerai tout de suite les emplois-tremplins. Je dispose d'un levier majeur, les régions, qui se sont déjà mobilisées : parmi les candidats, je suis la seule à proposer de les faire avancer dans le même sens que l'Etat. Les 65 milliards d'euros d'aides aux entreprises seront redéployés, pour supprimer les effets d'aubaine et les concentrer sur les PME qui innovent et qui exportent.
Le deuxième acte, pour relancer l'activité par le pouvoir d'achat, sera la convocation immédiate de la conférence sur la croissance et les salaires avec les partenaires sociaux : hausse du smic, relèvement des bas salaires avec le souci de ne pas écraser l'échelle des salaires. J'ai entendu les inquiétudes des salariés juste au-dessus du smic qui doivent aussi avancer. Les petites retraites seront revalorisées. Un état des lieux sera fait sur la dégradation du système de santé.
Le troisième concernera la préparation de la rentrée scolaire. Le rétablissement des emplois qui ont été supprimés dans l'éducation nationale permettra de diminuer le nombre d'élèves par classes et d'autoriser des expérimentations pédagogiques pour prendre en charge les élèves les plus difficiles. La culture fera une entrée massive à l'école. Sur tout cela, l'organisation d'Etats généraux en définira les contours avec les enseignants, auxquels je garantirai la reconnaissance de la Nation.
L'excellence environnementale se traduira par le moratoire immédiat des OGM en plein champ, des incitations fiscales aux particuliers pour les énergies renouvelables et des actions énergiques contre la pollution de l'eau. Enfin, le premier texte de loi sera la lutte contre les violences faites aux femmes et l'accès gratuit à la contraception des jeunes.
La réforme institutionnelle – limitation du cumul des mandats, réforme du Sénat, suppression du 49-3, introduction d'une part de proportionnelle, jurys citoyens, place de l'opposition – sera soumise aux Français à l'automne par voie référendaire.
Demanderez-vous le remboursement des aides publiques aux actionnaires privés d'Airbus qui se désengagent comme Lagardère ?
Oui, si un profit spéculatif a été enregistré juste avant que ne soient révélées les difficultés de l'entreprise. Il faut aussi repenser la question du comportement des dirigeants, en particulier au regard de leur rémunération et des conditions dans lesquelles ils partent après avoir échoué. Il y a des pratiques qui nourrissent une colère sociale profonde et légitime.
Que direz-vous à la chancelière allemande, Angela Merkel, à propos d'Airbus ?
Je vais d'abord écouter son point de vue. Et chercher avec elle un diagnostic commun et des solutions industrielles. La chance que nous avons c'est qu'elle a une approche très pragmatique et que je n'ai pas été impliquée dans les décisions antérieures. Nous pouvons avoir un regard neuf. Quand les intérêts des peuples et des salariés sont en jeu, il faut faire de la diplomatie autrement.
En politique industrielle, c'est la Commission européenne qui a autorisé les Canadiens à racheter Pechiney et qui a supervisé le sauvetage d'Alstom… On ne peut pas continuer à gérer les dossiers industriels au niveau européen uniquement sous l'angle de la concurrence. Il faut fixer un autre mandat à la Commission. L'emploi, le développement des territoires et la sauvegarde de nos technologies doivent être des critères déterminants pour apprécier les fusions.
Vous voulez modifier les statuts de la Banque centrale européenne (BCE), mais Mme Merkel s'y oppose…
Rien n'est jamais figé. Par sagesse et envie de régler les problèmes, je refuse le tout ou rien. Il me semble qu'elle aussi. Nul ne peut être opposé au fait qu'une banque centrale doive être aussi au service de la croissance et de l'emploi, sans affecter la valeur de la monnaie. On peut rassembler l'Europe sur ce double objectif. Tout est question de méthode. Les Polonais sont très libéraux et leur ambassadeur me disait qu'il n'était pas possible d'avoir une charte sociale. Je lui ai dit que son pays avait voulu affirmer dans la Constitution européenne les racines chrétiennes dans l'Europe et que les textes chrétiens défendent le respect de la personne humaine, la lutte contre la misère, le droit pour chaque famille de vivre dignement. Qu'est-ce d'autre sinon d'avoir droit à un salaire correct, un accès à la santé? Il ne m'a plus rien répondu. Il faut s'appuyer sur les convictions dans le respect des identités et montrer que le chemin que doit prendre l'Europe n'est pas antinomique. Voilà comment je conçois la diplomatie.
Quels changements doivent être apportés au traité constitutionnel pour que les Français puissent le ratifier ?
Il faut d'abord renouer le lien de confiance, entre la présidence de la République et le peuple français, par rapport à son vote précédent. Je pense être la seule à le faire, ne serait-ce que parce que j'ai dans mon équipe des responsables qui ont voté oui et non. Ensuite, il faut renouer avec les autres dirigeants d'Europe. La France est malmenée, pour ne pas dire humiliée dans les instances européennes après avoir donné des leçons à tout le monde. Il y a un travail considérable à accomplir dans le cadre de relations interpersonnelles pour renouer cette confiance. Je suis une Européenne convaincue, et en même temps j'ai compris le sens du non, en particulier du non des jeunes : la réponse à leurs problèmes immédiats ne pouvait pas être incarnée par ce qu'on leur proposait.
Il va falloir faire cette Europe par la preuve. Lorsqu'on aura réduit le chômage, quand l'Europe prouvera qu'elle parvient à se protéger contre les règles destructrices et illégales du commerce mondial, et les délocalisations, alors le regard changera. L'Europe doit lancer les chantiers mille fois annoncés mais jamais réalisés dans la recherche, l'énergie, la santé et l'enseignement supérieur. Mon intention est de passer par les pôles de compétitivité. Nous nous faisons une guerre économique interne alors que nous sommes en passe de nous faire dépasser par l'Inde et la Chine. Avant on délocalisait des t-shirts. Maintenant c'est Alcatel. Les gens ont peur. Nous avons un gouvernement inerte. Je veux mener cette bataille économique pour la France.
Vous ne faites rien à propos des traités européens ?
Si. Mais il n'est pas possible de revenir devant le peuple avec le même texte. Les parties un et deux, sur les institutions et la Charte des droits fondamentaux n'ont pas fait vraiment débat en France. Il faudra revoir la partie trois. Je propose à la place un protocole traitant des politiques nouvelles, du progrès social, des services publics et de l'environnement. Il faudra faire preuve d'humilité et de conviction comme me l'a dit Jacques Delors, que je consulte à ce sujet.
Ce protocole se substituerait à la partie 3 de la Constitution ?
Oui, mais plutôt que de parler de Constitution, parlons de traité. L'Europe a besoin, pour avancer à nouveau, de deux jambes : des institutions plus politiques et plus efficaces, et des actions communes pour préparer l'avenir.
Le protocole serait porteur de droits ?
Oui, même s'il faut des transcriptions en droit interne. Les idées progressent, même si c'est difficile de faire accepter par tous le respect impératif des principes liés aux droits sociaux.
Quand prévoyez-vous un référendum sur le nouveau traité européen ?
Il faut avoir réglé la question avant les élections pour le Parlement européen de juin 2009, ou au plus tard le même jour. Je suis prête à consulter de nouveau les Français, mais je demande qu'entre temps l'Europe fasse ses preuves sur les politiques communes et sur le social. C'est un délai très court. Mais c'est ainsi que l'Europe a toujours avancé.
Si le référendum est négatif, démissionnerez-vous ?
Non. S'il est bien préparé, afin de rassembler ceux qui se sont hier divisés, il n'y aucune raison d'échouer. Je suis même très optimiste.
Avec la fin du mandat de M. Chirac, son immunité pénale tombe. Faites-vous une amnistie, une grâce ou laissez-vous faire la justice ?

Il existe en démocratie un principe très simple : l'indépendance de la justice.



Propos recueillis par Arnaud Leparmentier, Isabelle Mandraud et Caroline Monnot

samedi 3 mars 2007


VISION DU MONDE


Il suffit de regarder autour de soi. Il suffit de regarder ce qui fut. On devinera ce qui sera peut-être.
L’Histoire est en train de prendre une direction qui ne présage rien de bon. Des jeunes se révoltent, par des émeutes, des suicides, des choix incompréhensibles. La jeunesse serait malade. Des pays se ferment sur eux-mêmes. Le mot d’ordre est au repli sur soi. Israël bâtit son mur. L’amitié franco-allemande est à deux doigts de voler en éclat pour une histoire de gros sous. Les petits intérêts nationaux ont repris le dessus.
La cause : la peur. La cause de la peur : la crise, économique dit-on.
Mais il n’y a pas que cela.
Des choses sont en train de se passer.
Regarder vos programmes télévisés. Où est passée la culture ? Regardez votre table de chevet. Où sont passés les livres ? Regardez la vitrine de votre libraire. Vous verrez une blonde pulpeuse à la poitrine démesurée étaler sa chair sur le papier glacé comme on étale de la viande chez un boucher. Depuis quelques années, on donne au peuple du pain et des jeux. Et depuis moins d’années, on lui donne surtout des jeux, et un peu moins de pain. On veut réduire l’homme à une masse, une bête sans cervelle.
Souvenez-vous des premiers qui ont réduit l’homme à l’état de masse. Ils n’étaient pas si loin. La nièce de Mussolini vient de fonder, pour la première fois, avec Bruno Gollnisch le premier groupe parlementaire d’extrême droite au Parlement Européen. Bien sûr ça n’a rien à voir avec ce qui a été dit précédemment.
Revenons à notre propos. Que fait-on des gens quand ils ne pensent plus ? On n’en fait ce qu’on veut.
Qui ça « on » ?
Je serais vite tenté de vous dire : « la droite » ! Oui et non. La droite en France n’est même plus son propre maître. Elle avait un maître qui s’appelait De Gaulle. Le grand homme n’est plus. Aujourd’hui la droite a un autre maître, plus vicieux, difficile à cerner. Ce nouveau maître n’a pas de nom.
Ah ? Ce n’est donc pas Nicolas Sarkozy ?
Hélas, le petit Nicolas n’est le maître que de l’illusion d’un pouvoir qu’il n’a même pas encore et qu’il n’aura jamais. Car ce maître c’est l’argent, c’est le profit, c’est la mondialisation, la consommation consumériste, la main noire invisible. Ce nouveau maître qui ne dit pas son nom est une logique. Une logique que nous devons briser !
Mais avant de la briser il faut la stopper, ou du moins tenter d’en atténuer les effets.
Car les dégâts sont déjà grands. Les cicatrices déjà très profondes.
Certains ont déjà baissé les bras. NON ! Il ne faut pas ! Il n’y a pas de fatalité. Une victoire de la gauche en France peut encore inverser la tendance, ou au pire limiter les dégâts. Nous pouvons même amorcer un mouvement.
Que ceux qui pensent que la gauche ou la droite c’est la même chose, que ceux là passent leur chemin.
Que ceux qui pensent que la gauche ne leur apportera rien, que ceux là rendent à la gauche tout ce qu’elle leur a donné !
Qu’ils lui rendent leurs congés payés, leurs réductions du temps de travail, leurs RMI, leurs allocations familiales, leurs années d’éducation laïque et gratuite, leur droit de grève, leur liberté d’expression, leurs bourses, et j’en passe !
Comment croire que la gauche, après le cataclysme de 2002, puisse prendre le risque aujourd’hui de faire des promesses qu’elle ne tiendra pas ! C’est insensé de croire cela. La gauche de gouvernement, en France, a tiré toutes les leçons de sa déroute. Sa défaite lui a valu le supplice de se retrouver pendant cinq dans l’opposition et de devoir supporter le travail de destruction sans pouvoir intervenir.
Les élections régionales ont permis à la gauche de gouvernement de reprendre la main au niveau local. Les réformes malsaines de la droite ont été ralenties, mais elles ne sont pas empêchées. Et la gauche ne pourra rien faire si elle ne gagne pas au niveau national.
Les régions et les départements doivent supporter des transferts de compétences sans aucune aide de l’Etat. L’Etat se décharge de certaines de ses responsabilités sur les collectivités locales mais ne donnent pas à ces collectivités les moyens de les assumer.
Si la droite passe, elle va continuer cet insidieux travail de décharge. Les régions et départements, eux, pour faire face à leurs nouvelles dépenses, seront contraints d’augmenter les impôts locaux dans la mesure où ils n’auront plus rien de l’Etat. Ils deviendront ainsi impopulaires et perdront les prochaines élections, c’est le risque. Ainsi la droite reprendra le contrôle des régions. Et comment financera-t-elle le RMI, l’entretien des routes, des lycées, des collèges, des universités ?
Pas de problèmes, elle ne les financera pas. Tout sera privatisé. Quant au RMI, vous connaissez le discours de la droite : « tous des assistés ». On sait très bien ce qu’il adviendra, on a déjà vu ce genre de situation aux Etats-Unis ou en Grande-Bretagne. Vous verrez le nombre de pauvres exploser. Les restos du cœur et Emmaüs auront du pain sur la planche. Voilà la belle société qu’on nous promet. La droite nous propose juste de creuser les inégalités : pour que les riches soient plus riches et le pauvres plus pauvres (quelle idée d’être pauvre !).
Mais pardonnez-moi, je me suis égaré. Saviez vous que la première cause de décès chez les 25-34 ans c’est le suicide ? Vous allez penser que ça n’a rien à voir. Hélas ! Tout est lié. 30 ans c’est la fin des rêves de jeunesse. C’est la grande désillusion. C’est réaliser que tout ce qu’on attend de vous c’est de produire et de consommer. Vous réaliser que vous êtes un produit jetable et non recyclable par-dessus le marché (tient, « marché », c’est plutôt cocasse d’utiliser ce mot ici). Alors pour vous assurer un peu de dignité, et pour pouvoir encore décider de l’orientation à donner à votre vie, vous utiliser le seul droit qu’il vous reste : celui d’y mettre fin.
Cela ne doit plus être ! La jeunesse doit reconquérir son droit au rêve. Elle doit reconquérir son désir d’avenir. Casser les rêves de jeunesse est un crime contre l’humanité.
La jeunesse c’est l’avenir, une personne l’a bien compris. Elle a beaucoup de projets pour la jeunesse de ce pays, elle a mis le paquet dans son pacte, pour eux, pour nous, pour ce pays, pour notre avenir commun.
Oui, la gauche a su tirer les leçons du passé, car Ségolène Royale, consciente des réalités, maintient le budget de la défense à son état actuel. En 1936, par utopie pacifiste, on n’avait pas pris cette précaution.
Mais voyons, nous ne sommes pas en 1936 tout de même !
Ah non, pas encore. Mais une chose est sûre, si la droite passe, on se rapprochera de 1939, voir de 1940.
Il n’y a pas de fatalité ! Ce sont les hommes qui font l’Histoire. Tout peut se passer autrement. Dans un régime démocratique, le peuple a la possibilité de choisir le destin qu’il souhaite. Je ne veux pas croire que ce peuple, que ce grand peuple Français, se soit laissé abrutir si vite ! Je veux qu’il s’interroge sur sa vie d’aujourd’hui, sur le monde qui l’entoure, et qu’il se pose la question suivante : « Par rapport à il y a cinq ans, est-ce que la vie s’est améliorée ? Est-ce que les choses vont mieux ? »
Pendant cinq ans, je vous le rappelle, c’est l’UMP qui a gouverné, avec le soutient de l’UDF. Le candidat de l’UMP, je vous le rappelle, c’est Nicolas Sarkozy ; le candidat de l’UDF, je vous le rappelle, c’est François Bayrou.
Je vous laisse choisir. Mais avant de choisir je vous demande de regarder l’histoire de ce pays depuis 1789. Pour que la France reste fidèle à elle-même et à ses idéaux, pour qu’elle continue à protéger ses enfants, elle a avant tout besoin d’une Marianne, pas d’un César.

Avant qu'il ne soit trop TARD: L'APPEL des intellectuels de gauche



"Avant qu’il ne soit trop tard"
NOUVELOBS.COM 02.03.2007 12:04

Le Nouvel Observateur publie, jeudi 1er mars, un texte signé par plus de 150 intellectuels qui appellent à voter pour Ségolène Royal, "contre une droite d’arrogance", pour "une gauche d’espérance".

Le texte de l'appel :

"Le 22 avril, il sera trop tard. Trop tard pour déplorer notre dispersion. Trop tard pour regretter notre inaction. Trop tard pour s’apercevoir que l’élection présidentielle s’est faite sans nous, malgré nous.
Nous refusons cette défaite trop souvent annoncée. Nous n’admettons pas que l’on vote à notre place. Nous n’acceptons pas que des sondages fabriquent une élection. Et nous ne tomberons pas dans le piège tendu par cette droite qui domine ou influence la plupart de nos grands médias. Car tout est fait, dans cette campagne, pour démobiliser la gauche et désespérer ses électeurs. Rien n’est épargné à Ségolène Royal. Ses déclarations comme ses silences, son entourage comme son compagnon, sa simplicité comme sa franchise, sa féminité comme sa fermeté : tout est prétexte en face à caricature et à moquerie. Tout est bon pour alimenter le mépris social et le dédain sexiste.
Qu’elle prenne le temps d’écouter les Français, et on la soupçonne de n’avoir rien à dire. Qu’elle annonce longuement son pacte présidentiel, et la question du chiffrage vient opportunément occulter le détail de ses engagements. Qu’elle-même ou son entourage soient victimes de procédés de basse police, et on préfère retenir l’air de la calomnie plutôt que de s’alarmer pour la démocratie. Qu’elle assume son identité de socialiste, et on lui reproche de se plier à un appareil. Qu’elle revendique sa part de liberté, et on l’accuse de se méfier de sa famille. Qu’elle réussisse un meeting électoral ou une émission télévisée, et on lui oppose immédiatement des enquêtes d’opinion aussi fluctuantes qu’incertaines.
Nous ne nous laisserons pas intimider. Dès le premier tour, nous voterons pour Ségolène Royal et nous appelons à faire de même, à le faire savoir et à faire campagne. Car nous voulons que, cette fois, la gauche gagne. Nous parions sur cette gauche plus exigeante avec elle-même et plus à l’écoute des siens, qui a appris de ses échecs, de ses illusions et de ses divisions, une gauche ambitieuse et audacieuse. Et nous savons que ce n’est pas n’importe quelle droite qui risque de l’emporter.
Jamais candidat de droite n’aura à ce point symbolisé la régression sociale. Nicolas Sarkozy est, tout à la fois, le candidat du pouvoir financier, du pouvoir personnel et du désordre mondial. Soutenu par la nouvelle aristocratie financière, il incarne la soumission de la politique à l’argent. Favorable à un renforcement des pouvoirs présidentiels, il incarne la tentation du césarisme contre l’approfondissement de la démocratie. Engagé aux côtés de l’actuelle administration américaine, il incarne le risque des aventures impériales, du choc des cultures et de l’affrontement des peuples. C’est le candidat de la peur. Des peurs qu’il exploite – celles de l’avenir, du monde, de l’étranger, des jeunes – mais aussi des peurs qu’il inspire en convoquant l’imaginaire de l’homme fort, du chef vindicatif et exalté, épris du pouvoir et de lui-même.
Contre ce danger, Ségolène Royal est la candidate de l’espérance. Elle l’a fait naître en défendant une démocratie participative où les citoyens sont reconnus experts de leurs problèmes. Une espérance à la fois sociale et écologique, éthique et démocratique, française et européenne, ne sacrifiant pas les conditions de vie et de travail à la modernisation économique. L’espérance d’une république nouvelle, rompant avec un présidentialisme étouffant pour un parlementarisme vivant. L’espérance d’une démocratie qui ne se réduirait plus à un pouvoir personnel, avec ses courtisaneries, ses impunités et ses privilèges. L’espérance d’une France enfin réconciliée avec son peuple, ses quartiers, ses travailleurs et sa jeunesse dans sa diversité.
Mais l’indifférence peut tuer l’espérance. Depuis 2002, nous sommes prévenus, et nous n’avons plus d’excuse. Nous savons que cette élection sera ce que nous en ferons. Il n’est plus temps de se faire plaisir, en perdant de vue l’enjeu décisif. Nous affirmons qu’il n’est de soutien entier que critique, de loyauté que lucide, de solidarité qu’indépendante, et nous resterons fidèles à cet engagement. Nous disons aussi que le second tour se joue dès le premier tour.
Cette élection n’est pas ordinaire et elle engage, à travers le sort de la France, un peu de l’avenir du monde. C’est pourquoi, contre une droite d’arrogance, nous appelons à choisir, dès le 22 avril, une gauche d’espérance, en votant Ségolène Royal."

La liste des signataires

Marc Abélès, anthropologue. Laure Adler, journaliste. Elisabeth Alles, anthropologue. Paul Allies, politiste. Mathieu Arnoux, historien. Pierre Arnoux, mathématicien. Jacques Audiard, réalisateur. Jean-Pierre Azéma, historien. Muriel Badet, historienne de l’art. Sébastien Balibar, physicien. Nicolas Bancel, historien. François Barat, cinéaste. Michel Barak, historien. Dominique Barella, magistrat. Christian Baudelot, sociologue. Anna Bellavitis, historienne. Yehezkel Ben-Ari, biologiste. Samuel Benchetrit, écrivain. Michel Bénichou, avocat. Carmen Bernand, anthropologue. Arno Bertina, écrivaine. Dominique Besnehard, producteur. Philippe Besson, écrivain. Didier Bezace, metteur en scène. Sylvie Blocher, artiste. Bernard Bobe, chimiste. Mikkel Borch-Jacobsen, philosophe. Daniel Bougnoux, philosophe. Seloua Luste Boulbina, philosophe. Jean-Claude Bourbault, comédien. William Bourdon, avocat. Jean-Pierre Brigaudiot, plasticien. Geneviève Brisac, écrivaine-éditrice. Michel Broué, mathématicien. André Burguière, historien. Marilyne Canto, cinéaste. Pierre Cartier, mathématicien. Claude Chambard, écrivain. Marc Chaperon, mathématicien. Noëlle Châtelet, écrivaine. Monique Chemillier-Gendreau, juriste. Patrice Chéreau, metteur en scène. Jean-Claude Chevallier, linguiste. Hélène Cixous, écrivain. Olivier Cohen, éditeur. Annie Cohen, écrivaine. Catherine Corsini, réalisatrice. Sylvian Coudène, pianiste, Dir. Ecole de musique. Marie Coulais , éditrice de musique. Marlène Coullomb, universitaire. Pierre-Louis Curien, mathématicien-informaticien. Paule Darmon, écrivaine. Robert Delpire, éditeur. Erwan Diantelli, anthropologue. François Dubet, sociologue. Jean-Michel Ducomte, avocat. Alain Ehrenberg, sociologue. Bernard Faivre d’Arcier. Betty Felenbok, biologiste. Marc Ferro, historien. Cynthia Fleury, philosophe. Alain Forest, historien. Antoinette Fouque, psychanalyste. Anne-Marie Garat, écrivaine. Françoise Gaspard, sociologue. Jean-Pierre Gattegno, écrivain. Marie-France Giret, pianiste. Maurice Godelier, anthropologue. Anouk Grinberg, comédienne. Martial Guédron, historien de l’art. Jean Guiloineau, écrivain-traducteur. Gérard Haller, écrivain. Karen Hansen, artiste. Alain Hélissen, écrivain-chroniqueur. Françoise Héritier, anthropologue. Denis Herlin, musicologue. Serge Jakobowicz. Jean Jamin, anthropologue. Catherine Jeandel, géochimiste. Louis Joinet, magistrat. Pierre Joliot, biologiste. Geneviève Joutard, historienne. Philippe Joutard, historien. Jean Kehayan, journaliste. Jacques Julliard, historien. Christiane Klapisch-Zuber, historienne. Julia Kristeva, universitaire-psychanalyste. Jean Labib, producteur. Guy Lacour, universitaire.Nicole Lapierre, sociologue. Françoise Lavocat, littérature comparée. Armelle Le Bras-Chopard, politologue. Michèle Leduc, physicienne. Jean-Paul Lévy, avocat. Jean-Marc Lévy-Leblond, physicien. Daniel Lindenberg, historien. Dyssia Loubatière, assistante à la mise en scène. Michèle Manceaux, écrivain-journaliste. Frédéric Martel, sociologue. François Marthouret, comédien. Mireille Martin, mathématicienne. Dominique Méda, philosophe. Khaled Melhaa, journaliste-producteur. Eric Michaud, historien de l'art. Yves Michaud, philosophe. Jean-Pierre Mignard, avocat. Philippe Minard, historien. Ariane Mnouchkine, metteur en scène. Sarah Moon, photographe. Jean-Paul Moreigne, psychiatre-psychanalyste. Janine Mossuz-Lavau, politologue. El Mouhoub Mouhoud, économiste. Bernard Murat, directeur de théâtre. Roland Nadaus, écrivain. Véronique Nahoum-Grappe, anthropologue. Pap Ndiaye, historien. Monique Nemer, écrivaine-éditrice. Alain Omont, astrophysicien. Alfredo Pena Vega, sociologue. Michel Piccoli, comédien.. Martyne Perrot, sociologue. Michelle Perrot, historienne. Thomas Piketty, économiste. Etienne Pion, président d’un mouvement laïque .Evelyne Pisier, juriste. Emmanuel Poisson, historien. Christophe Prochasson, historien. Pierre Raterron, artiste-auteur. Elisabeth Roudinesco, historienne-psychanalyste. Roland Rappaport, avocat. Yannick Ripa, historienne. Joël Roman, philosophe-éditeur. Jean-Paul Scarpitta , metteur en scène. Leïla Sebbar , écrivain. Claude Servan-Schreiber, écrivaine. Fabienne Servan-Schreiber, productrice. Emmanuelle Sibeud, historienne. Philippe Sollers, écrivain. Maria Stavrinaki, historienne. Benjamin Stora, historien. Martine Storti, écrivaine. Irène Théry, sociologue. Pierre Tambourin, biologiste. Philippe Torreton, comédien. Pierre Tournier, historien. Jacques Treiner, physicien. Lucette Valensi, historienne. Agnès Verlet, écrivaine. Daniel Vigne, metteur en scène. Jean Viard, sociologue-éditeur. Fabienne Vonier, productrice-distributrice. Emmanuel Wallon, sociologue. Catherine Weinzaepflen, écrivain.